skip to Main Content
Apprivoiser la solitude

Apprivoiser la solitude

La solitude vous pèse parfois?

Moi aussi.

Et si on abordait la solitude différemment?

Comme un cadeau que l’on se fait à soi-même pour partir à la découverte d’autres mondes. Comme un moyen de faire travailler son imagination. Ou comme une façon d’en apprendre plus sur soi-même.

Pas facile de l’envisager comme cela me direz-vous?

Et j’en conviens, pour moi aussi cette façon d’aborder la solitude n’a pas semblée évidente. Et je sais de quoi je parle : me voilà expatriée depuis un peu plus d’un an à l’autre bout de la planète. Il a fallu réapprendre à s’occuper seule, sans la famille et les amis qui remplissent les soirées et les fins de semaine.

Dans un premier temps, il s’agit surtout de faire le deuil d’une vie bien occupée. Se retrouver face à soi-même. On dit toujours que, lorsqu‘une vie prend un tournant radical, le champ des possibles devient immense. On pense par exemple à :

  • un départ à la retraite,
  • le départ du nid des enfants devenus adultes,
  • le décès d’un proche,
  • une rupture,
  • ou, comme moi, l’expatriation.

Et la vie nous force à nous poser la question :

Qu’est-ce que tu as toujours rêvé de faire?

Pour certains, la réponse est évidente, et la solitude n’a pas le temps de s’installer. Pour d’autres, la phase de deuil est plus importante, alors il faut trouver un moyen d’y remédier.

Je vous partage ici les réflexions qui m’ont aidé à apprivoiser ma propre solitude, en tirer du positif et en faire une richesse.

Comme des enfants qui s’ennuient

Petits, nous avons tous eu des moments d’ennui pendant lesquels nous sollicitions nos parents à coups de « Je m’ennuie, je ne sais pas quoi faire ». Ma mère nous a toujours dit à mes frères, ma sœur et moi que ça nous faisait du bien de nous ennuyer. Pour apprendre, par nous-mêmes, à apprivoiser l’ennui qu’on associe souvent à la solitude. Mais aussi pour apprendre à faire travailler notre imagination et se trouver des activités.

Une des activités que j’ai moi-même développée, c’est la lecture. Et c’est justement dans l’une de mes lectures que j’ai découvert ce passage de Christian Bobin qui nous dit dans la préface de son livre Une petite robe de fête

[Les lecteurs] commencent leur carrière à l’âge où les autres abandonnent la leur : vers huit, neuf ans. Ils se lancent dans la lecture et bientôt n’en finissent plus, découvrent avec joie que c’est sans fin. […] Ils liront jusqu’au soir de leur vie, en s’en tenant toujours là, à la première découverte, celle de la solitude, solitude des langues, solitudes des âmes. Avec ravissement ils quittent le monde pour aller vers cette solitude. Et plus ils avancent, et plus elle se creuse.

Ce que je retiens ici, c’est que, la solitude, on peut finalement la rechercher pour quitter sa vie vers tant d’autres. Et dès l’enfance, que ce soit en jouant et en imaginant des histoires alambiquées ou en se plongeant dans les livres, on savoure ces moments seuls, où l’on se raconte des histoires.

Il était une fois…

Et si au-delà de la lecture, c’était le fait de se raconter des histoires qui était salvateur face à la solitude ? Pour l’auteure mexico-américaine, Clarissa Pinkola Estés, le conte est source de grand réconfort et de croissance personnelle. Il permet de renouer avec nos forces enfuies et donne du courage et de l’espoir.

À travers la dimension d’« inconscient universel » qu’elle développe dans son livre Femmes qui courent avec les loups, elle décrit le conte comme une façon de créer des liens à travers l’humanité et de se sentir connecté aux autres. Car finalement, les histoires font du bien, elles nous nourrissent. Elles donnent le goût et l’élan d’aller vers l’autre, de l’apprécier et de lui donner de la valeur.

Si l’idée vous séduit, je parie qu’en plus, vous aimez recevoir de vraies lettres par la poste. Les 12 instants de bonheur racontent des histoires courtes, pleines d’inspiration, sur des instants de bonheur à s’offrir à soi-même ou à offrir à un proche.

Personnellement, je trouve ce principe très séduisant! Quel plaisir que de trouver une vraie lettre dans sa boîte aux lettres lorsqu’on va chercher le courrier!

Appeler les renforts

Cela me fait penser à une autre astuce que j’ai envie de partager avec vous : quand je suis arrivée en Amérique, dans une toute nouvelle maison aux murs blancs, j’ai décidé de créer un tableau pêle-mêle géant avec les quelques cartes que j’avais emportées avec moi. Mais je n’avais pas de quoi le remplir.

Après un appel sur Facebook pour recevoir du courrier pour agrémenter mon mur, de nombreuses personnes se sont mises à m’écrire. Et pendant mes premiers mois loin de ma Belgique natale, j’ai reçu tout un tas de cartes postales qui décorent aujourd’hui mon mur. Vous n’imaginez pas mon plaisir à chaque surprise découverte dans la boîte aux lettres!

Et sincèrement, j’ai vu mon éloignement différemment et la solitude s’est peu à peu estompée, car j’ai appris à l’apprivoiser et à me découvrir avec mes envies et mes aspirations.

Et vous, comment apprivoisez-vous votre solitude?

Affiliation_12 instants de bonheur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

INFOLETTRE

En soumettant ici vos informations, vous recevrez chaque semaine par courriel nos trucs et autres nouvelles.
Courriel
Prénom
Nom de famille
Back To Top